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Réflexions sur Muharram N°1

septembre 2, 2019

Une étrange sensation envahit mon coeur depuis quelques jours. Une tristesse qui me serre le coeur. Quelle est donc la raison de ce sentiment si profond ?

Le 1er jour de l’année islamique, le 1er Muharram approche et telle était la source de ma tristesse.

Plus je réfléchis à ce phénomène et plus il me semble venu d’ailleurs : Il ne peut être ni terrestre ni tributaire de l’être humain. C’est quelque chose de plus grand, de plus Haut.

Cette commémoration annuelle d’un évènement qui s’est déroulé il y a maintenant 1380 ans.

Délires ! disent certains, Folies ! disent les autres Irrationnels ! pensent certains… et j’en passe. Mais croyez-moi, il faut le vivre, que dis-je? Il faut le ressentir pour le croire. Ou bien faut-il y croire pour le ressentir ?

A la veille du 1er Muharram, telle une fleur fanée, asséchée par le soleil brulant des épreuves de la vie, mon âme se présente devant le Maître des Martyrs, Al-Hussain (as), petit-fils du Prophète Muhammad (saw).

Tout d’abord, elle se courbe par respect devant la grandeur de Son Sacrifice. Mais elle est à la recherche de quelque chose…

Elle se sent perdue, esseulée, fatiguée, fanée et c’est ainsi qu’elle se présente devant la porte de Sayyadous Shohada as. (Le Maitre des Martyrs).

Elle sait qu’elle est au bon endroit dans ce royaume qu’elle vient solliciter chaque année dans ce même état de burn-out.

Elle sait que c’est la Porte aux Miracles. C’est la Porte où même les anges viennent demander la guérison.

Pendant 10 jours, je vais boire à la Fontaine de Jouvence

Pendant 10 jours, je vais m’abreuver de la Lumière de Son Sacrifice

Pendant 10 jours, je vais pouvoir régénérer mon âme quasiment défunte et déconnectée de Son Seigneur.

Parce que c’est ce que Le Sacrifice Ultime avait pour but : Nous reconnecter vous et moi au Tout-Puissant. Telle une eau fraiche et pleine de minéraux, le sang innocent versé le jour de Ashoura, fait revivre notre âme de par son souvenir.

Cette commémoration est un bienfait incroyable et plus les années passent et plus j’en prends conscience. C’est comme si chaque année, Dieu me disait : “Tiens je te donne une nouvelle chance de te rapprocher de Moi. Je t’attends. Quel meilleur moyen que de revenir vers Moi en passant par celui qui a tout sacrifié en Mon Nom”

Mais cette commémoration est avant tout un acte d’amour pur : Sinon qui prend la peine de commémorer un évènement ayant eu lieu 1380 ans auparavant d’une façon si forte avec toujours autant de tristesse que si le massacre avait eu lieu le jour même ?

Acte d’amour de l’Imam Hussain qui a sacrifié sa vie ainsi que celle de ses proches par amour pour Dieu.

Acte d’amour de l’Imam Hussain envers nous, ses shias pour que le message arrive intact jusqu’à nous.

Acte d’amour de Dieu qui garde vivant le souvenir dans nos coeurs

Acte d’amour (minime) de notre part qui faisons une pause dans notre routine pour nous consacrer autant que possible à la commémoration de l’évènement de Karbala.

Karbala, Ashura, un message d’amour suprême.

PS : Ces réflexions ne sont que le reflet de mon opinion personnelle et n’engage que moi.

Crédits Image : https://www.deviantart.com/hoorein