La nature est l’un des meilleurs professeurs pour nous enseigner la vie. Seulement, la plupart d’entre nous sont tellement emportés par le tourbillon de la routine qu’ils n’observent pas ce qui se passe autour d’eux.

Le mariage ou encore la « mise en couple » est un des exemples criants que la nature nous soumet. La reproduction se fait essentiellement entre deux êtres vivants de sexe opposé. La femelle et le mâle.

Cela est vrai avec les plantes, les animaux et les êtres humains. Même si quelques rares espèces sont hermaphrodites, l’autoreproduction est encore plus rare parce que cela empêche le brassage génétique et met en danger les espèces.

Les questions que l’on pourrait se poser sont nombreuses :

  • Pourquoi n’y a-t-il pas un seul type sexuel ou même plus de 2 ?
  • Pourquoi a-t-il besoin d’un contact de l’autre pour qu’il y ait fécondation ? (contact direct ou indirect)
  • Pour quelle raison la nature a-t-elle choisi ce type de reproduction si nous admettons que tout est parti d’une seule cellule ?
  • La cellule est une entité intègre avec un seul ADN dans tout le corps. Pourquoi alors se divise-t-elle en 2 lorsqu’il s’agit de cellules reproductrices ?

Autant de questions qui font réfléchir parce que justement la réflexion est ce qui nous différencie d’autres espèces animales et végétales.

Nous allons essentiellement parler de l’être humain puisque c’est celui qui a les relations de couples les plus complexes.

Que se passe-t-il dans un couple ?

Deux personnes complètement étrangères, dans la majorité des cas, se rapprochent et fondent une famille et passent leur vie ensemble dans les meilleurs des cas. Mariage d’amour (ou vie commune) ou arrangé, chacun de son côté fera de son mieux pour réussir cette vie commune. Comme dans toutes les facettes de la vie, tout n’est pas toujours rose. Il y a des hauts et des bas, des compromis, de la tolérance, du pardon, de l’amour, de l’affection, de la compréhension, du soutien, des rires, des pleurs …

En y réfléchissant, pour moi, la vie de couple est la meilleure leçon de vie qui nous est donnée de vivre. La formation et les compétences que nous apprenons ne sont enseignées dans aucune université. Il n’y a pas de certification pour être un/une bon(ne) époux (se). Seule l’expérience au fil des jours nous permet de nous améliorer et de réussir à établir un certain équilibre. Et pour ceux qui ont des enfants, cette expérience est encore enrichissante puisque nous prenons la responsabilité de former des êtres humains qui seront des acteurs actifs du monde de demain.

Au moment du mariage, beaucoup attendent une vie sans encombre, remplie d’amour, uniquement comme dans les romans d’amour où « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Seulement dans la réalité, les choses sont plus …. « réels »

1- Les conjoints espèrent être fusionnels et ne faire qu’un. Au début, cela peut être le cas, mais très vite chacun aura besoin d’affirmer son identité. Identité qu’il/elle s’est construite pendant la bonne vingtaine d’années précédant le mariage. Il est essentiel de comprendre que le couple a une identité propre, certes, mais l’équation est comme suit :

Identité de la femme + Identité de l’homme + Identité du couple

C’est une équation sans signe « égal »  parce que qui dit résultat dit transformation et anéantissement de l’identité source pour en créer une autre. Il n’y a pas possibilité d’ignorer l’un ou l’autre. Le mari/la femme n’a pas le droit de vouloir à ce que la femme/le mari devienne celle qu’il/elle veut, tout simplement, parce qu’il/elle a épousé cette femme/cet homme en la/le connaissant. Il est indispensable qu’il/elle l’accepte tel qu’elle/il est. Dans le cas contraire, elle/il se sentira étouffé(e) et pourrait devenir dépressif(ve).  La nature de chacun est un bouquet constitué de différentes fleurs provenant de sa nature fondamentale, mais aussi de son éducation et de ses expériences. Vouloir changer les fleurs de ce bouquet que la nature et la vie ont décidé de créer est une injustice envers ces fleurs.

Chacun se fait une idée de l’homme/la femme parfaite et fera des efforts pour modeler l’autre en fonction de son idéal. Sincèrement, qui sommes-nous pour avoir le droit de changer l’autre alors que nous ne sommes pas prêts à changer quelque chose en nous même? Qui nous a donné ce droit ? Ce n’est pas parce que l’un fait l’effort d’éviter les conflits par plus de tolérance qu’il faut en profiter pour l’écraser.

Dans beaucoup de sociétés patriarcales, malheureusement, la femme s’oublie pour se laisser mettre dans la boîte de la femme parfaite : boîte totalement subjective selon la mentalité de chaque homme.

Lorsque c’est le cas, il arrive que les problèmes surviennent parce que le couple n’est pas équilibré, parce qu’ils ne sont pas heureux. Et la commencent les comparaisons entre MON sacrifice et TON sacrifice. Chacun essaiera de mesurer ce qu’il/elle a fait pour le couple. Le problème est que le sacrifice est un concept totalement personnel et l’autre ne ressentira jamais la même importance de tel ou tel sacrifice parce que l’être humain ne peut pas entrer dans la tête d’un autre complètement. C’est comme la douleur : seul celui qui l ressent en connaît l’intensité.

Si nous analysons le pourquoi des sacrifices, c’est là ou le problème identitaire entre en jeu. Il y a certains compromis que les époux feront de leur propre gré et d’autres, ceux-là sont les plus difficiles à digérer, seront ceux que les époux feront soit pour éviter un conflit soit sous la contrainte d’un chantage émotionnel.

Ma question est : « Quel intérêt à faire faire à la personne que l’on aime une chose qu’elle fait à contrecœur ? »

Je compare souvent le mariage à un rubikub. Il y a plusieurs types de cubes (2×2, 3×3, 4×4…), plusieurs facettes, plusieurs pièces multicolores dans chaque facette, et plusieurs solutions. Chaque petit carré a son importance et sa place. Pour certains, le cube sera un casse-tête impossible à résoudre, pour d’autres ce sera un challenge à réussir, et pour une autre catégorie, un plaisir et ceux-là s’amélioreront au fil des années et pourront même participer à des championnats.

Et vous? Quel « résolveur » de Rubikub êtres-vous ?